...on s'engage dans Sakahara. Alors, qu'est ce qu'ils nous ont dit...euuuhhhh, personne dans la voiture ne se souvient. Bon, on avance, il y aura bien un semblant de panneaux, non ?
Ah oui, c 'est vrai, il y a deux postes de gendarmerie. Le traditionnel et la CIS (Compagnie d'Intervention et de sécurité) (je ne suis plus bien sûr que cela soit exactement ça , mais c'est
un truc comme ça) En tout cas, c'est un corps de la gendarmerie spécialement détaché en zone "mena".
On tourne en ville, on s'arrête...Attends, je cherche une zone éclairée. Ce n'est pas pas que......mais bon, Sakahara après les Dahalos, ça ne rassure pas.
C'est bon on y est, on entre dans le camp. Au loin, quelques ampoules blafardes. Ca doit être ça... On y arrive...euuhh, bah non, ce n'est pas ça, ce sont les baraquements d'habitations des
gendarmes. Il n'est que 18h30, mais plus personne dehors.
On continue. Sur la droite, des jeeps, des blindés transports de troupes, des camions... Ouah, ça ne rigole pas dans le coin. Je reparts avec eux..... on va se les faire les dahalos
.........fallait pas nous embêter.
50 M, plus loin, plus de lumière et un maisonnette au fond à droite. Ah !, ça y est. On voit quelqu'un. Un jeune garçon qui porte ses 2 sauts d'eau. On lui demande "mbola misy olona ve ?" (il y a
t-il encore quelqu'un ?). Eny, tompoko (oui, Monsieur) et il nous désigne la maisonnette du fond.
On contourne. Effectivement, une lueur éclaire l'entrée des bureaux. Un gendarme en treillis sort et se dirige vers nous. Je sors, ma puce me suit. Le gendarme est sergent. Il arbore un large
sourire
- Manahoana tompoko.
- nisy dahalos sy basy...
Il ne sourit plus non plus. Il nous fait répéter. Non seulement il ne sourit plus mais on sens qu'il n'est pas à l'aise . Néanmoins, il s'active. Il bipe avec son portable les officiers... Il
en appelle d'autres... Ca dure.
Un gradé se pointe. Quand je dit gradé, c'est que j'imagine que c'est un gradé parce que notre petit sergent claque un grand coup en le saluant. Heureusement qu'il claque un grand coup car le
gradé est en survêtement. Il nous salue et s'engouffre dans le bureau suivi de notre sergent. Discussion devant la porte du deuxième bureau.
Le gradé revient vers nous, il est inquiet , sont visage est marqué. Il exprime très clairement des sentiments d'amertume, de colère et surtout, surtout... de gêne. Il regarde le gros
ventre de ma puce.
Il nous fait entrer dans le bureau, fait assoir ma chérie et donne l'ordre d'apporter
d'autres chaises.
Il n'est pas pourri le gars. Il est taillé dans la masse, que du muscle. Là je me dis c'est bon, effectivement je comprend pourquoi c'est la compagnie d'intervention, et c'est clair avec tous les
véhicules et ce genre de mec dans un quart d'heure on est reparti pour se faire les dahalos.
Il se confond en excuse, il n'y est pour rien, mais il est mal. Bizarre, à ce point là...
Plusieurs autres officiers arrivent. A chaque entrée, c'est reparti, on réexplique... Ah, en voilà un autre, oulà, ça doit être le chef, ça claque de partout, tout le monde au garde à vous.
heureusement car je ne pouvais pas savoir , il est aussi en survêtement.
On recommence. Mais dés le départ, ça cloche.... Je ne le sens pas celui là... Je regarde son prédécesseur... Il est gêné, bizarre. On fini notre histoire... il parle parfaitement le français. Et
puis d'un seul coup, il part en malgache. Je prends des cours de malgache, mais bon là, je ne suis pas du tout...
Puis, il se retourne vers moi. Je lui signifie qu'avec les véhicules, on peut les chopper les dahalos, je veux y aller pour les guider, "j'ai la haine", plus j'y pense plus la colère monte,
Ma chérie, le BB.... Ils ont osé, je veux me les faire. Euuuuuhhhh, ah bah non, tsisy tomobile, tsisy gasoil... tsy possible .....Pardon!!! La compagnie d'intervention ne peut pas bouger.......Ah,
je comprends les survêtement alors. Les véhicules militaires à l'entrée du camp, une quinzaine, ils sont sur cale, c'est pour faire beau :((((.
Ok, qu'est ce que tu veux qu'on dise. Ah au fait, j'avais oublié, dans l'attitude du grand chef (Capitaine seulement, mais bon), il y a eu aussi l'inspection du véhicule, pour les impacts de
balles (tu parles, de nuit avec une torche poussive, qu'est ce que tu veux voir)
ok... allez, ce n'est pas la peine. On dépose la plainte et on va chercher un hôtel, on commence à fatiguer.
Euuuuhhh, ça non plus ce n'est pas possible.... Qu'est ce qui n'est pas possible ?........la plainte...... Bah pourquoi ?.....(j'attends toujours la réponse....) Ok, ce soir ce n'est pas la peine.
Peut on revenir demain pour la plainte ? (je souhaitais avoir la plainte pour amener de l'eau au moulin des opérateurs et de certaines autorités qui demande à ce que des moyens humains, techniques
et financiers soient attribués au sud, on est vraiment en zone "Mena" (Rouge)
Rahampitsoa maraina, tsara be.....
Le grand chef nous accompagne pour trouver l'hôtel............
..................Saga grand sud, partie 4..... Sakahara, alefa, on se casse
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